Une publication de l’Ademe est passée presque sous silence cet été.
Il s’agit de l’analyse de cycles de vies des technologies de l’information et de la communication. (étude réalisée par Bio Intelligence Service et dispo sur le site de l’Ademe)
Quels impacts environnementaux pour un courrier électronique, une requête web ou une clé USB ?
L’opinion commune est de penser que l’utilisation de l’électronique ne pollue pas, qu’il vaut bien mieux surfer sur le web qu’imprimer un document, que le papier est un déchet, etc.
Une ONG allemande a même envoyé un logiciel à installer sur votre ordinateur pour empêcher l’impression de tout PDF…
Cette étude montre une fois de plus que les impacts environnementaux ne sont pas toujours là où on les attend et qu’il faut balayer quelques idées reçues.
De quoi parle-t-on ?
L’étude montre qu’en moyenne chaque collaborateur d’une entreprise reçoit 58 courriels par jour et en envoie 33. Sur 220 jours par an, cela représente 13,6 tonnes équivalent CO2, soit 13 allers et retours Paris NewYork. Rien que le fait de diminuer le nombre de destinataires peut avoir un impact réel.
Autre résultat dérangeant :
« - Pour un document de 4 pages, dont le temps de lecture est évalué à 3 - 4 minutes par page, il est préférable d’opter pour la lecture à l’écran, qui aura alors moins d’impact sur le potentiel de réchauffement climatique.
- Au-delà de 15 minutes environ consacrées à la lecture de ce document de 4 pages, il est préférable de l’imprimer en noir et blanc, recto/verso, 2 pages par face. »
Et bien sûr, l’impact du stockage des courriels et des autres données est très important, car l’énergie nécessaire au fonctionnement des serveurs devient considérable. L’enjeu est tel que les grands acteurs de la toile se gardent bien de donner leurs impacts. Difficile de dire ainsi à leurs communautés plutôt écolos que finalement rien n’est simple.
Alors web contre papier, papier contre web ? pas évident surtout quand on sait que le papier se recycle 5 fois !
Pierre Siquier






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