Cette campagne (lire la note précédente sur ce blog) respecte parfaitement les recommandations de l’ARPP et personnellement, elle m’a bien fait rire, toujours dans le ton de la saga Volkswagen.
Mais certains de mes amis écologistes des ONG l’ont plutôt mal prise car elle ridiculiserait les écolos et tous les efforts faits pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. C’est le débat de l’humour et de la dérision, que nous avons d’ailleurs à l’ordre du jour au Conseil Paritaire de la Publicité.
Nous faisons un métier où l’humour a toujours joué un rôle important, il est le moyen de dédramatiser certaines situations, certains comportements et la campagne de la Passat, si elle se moque gentiment des extrémistes écolos, fait son travail de vente en nous réjouissant au passage.
L’autre campagne est plus perverse car elle émane d’une ONG américaine l’association « 1% pour la planète » qui a comme raison d’être de proposer aux entreprises de reverser 1% de leur chiffre d’affaires à d’autres associations ou ONG sous le parrainage de la dite ONG. Pas très simple mais bon ! (lire la note précédente sur ce blog)
Par contre, nous découvrons une affiche qui montre un arbre et l’arbre dit « j’ai été abattu pour faire cette affiche, la moindre des choses c’est de la lire,… »
L’ONG joue sur la dramatisation du débat sur la déforestation, mélange tout, et donne donc par là même une image très négative des media utilisant le papier.
Cette fois-ci, c’est la filière graphique qui réagit, nos amis de la Commission production publicitaire de l’AACC, pour dénoncer une utilisation éculée d’un vieil argument.
On ne peut rien dire là non plus sur la transgression des règles de l’ARPP.
Par contre, comment ne pas réagir lorsque l’on sait que la filière européenne est à fond dans l’utilisation des papiers provenant des forêts gérées durablement, lorsque l’on sait que l’Union des Annonceurs et l’AACC ont pris des engagements très précis pour avancer dans une voie positive. Le papier n’est pas mort, il faut juste en consommer moins et le gérer mieux.
Le débat sur la bonne utilisation de l’argument écologique est loin d’être terminé.
Les résultats impressionnants de la dernière étude ADEME/ARPP Téléchargement Bilan 2009 - Publicité et Environnement 15 9 9 montrent que la profession a réellement pris conscience des enjeux, mais nous ‘avons pas fini de discuter et de débattre. Nous sommes en démocratie et c’est tant mieux.
Pierre Siquier






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