Une carte postale de Séverine Millet, Consultante et fondatrice de l'association Nature Humaine.
Mes vacances ? un été bien occupé : nous nous sommes installés dans notre nouvelle maison 100 % écolo avec tout plein de beaux matériaux. Un chantier sur lequel nous nous investissons depuis 1 an et demi, 3 jours par semaine en moyenne ! C'était ça, où travailler plus pour payer quelqu'un pour le faire. Bref, match nul. Beaucoup reste à faire, mais une partie est déjà complètement habitable. Le truc rond devant, pour les ignares, c'est une serre bioclimatique qui va permettre à certaines périodes de l'année (en hiver donc) de participer au chauffage de la maison à hauteur de 20 à 30 %. Et sur le toit, deux superbes panneaux solaires pour une eau chaude qui fait bronzer sans coups de soleil.
Nous nous sommes empressés d'installer notre nouveau nain de jardin, au doux nom de Pimpin, qui découvre le jardin et la vue, assez sympa il est vrai.
Les activités de l'été ? A défaut de s'appeler (et de ressembler) à une Carla, on peut aussi devenir une super pro de la Carrelette (petit outil utile permettant de découper le carrelage proprement). Moins bling bling sans doute, mais tout de même sympa.
On peut aussi exploser ses carreaux à coup de marteau (bling bling) et recouvrir la totalité de sa salle de bain et de sa cuisine de petits dessins naïfs (caméléon, par exemple). Pour 1 mètre carré, compter 3 à 4 jours de boulot.
Enfin, on peut aussi s'essayer à la plomberie, même si c'est parfois prendre le risque de se confronter à un épisode moins glorieux... (voir plus haut!).
Les projets de la rentrée :
Recentrage sévère sur les activités qui ma passionnent le plus.
Je vais désormais m'investir beaucoup, à travers l'association Nature Humaine, et sa Lettre, dans l'exploration des facteurs humains de la crise écologique (et humaine) : facteurs sociologiques et culturels, psychologiques, anthropologiques, brefs toutes les raisons profondes qui font qu'on est là où on est actuellement. Nous constatons que les mesures de sensibilisations et de formations n'aboutissent qu'à peu de changements, parce que ces facteurs ne sont pas pris en compte. Or, comment imaginer pouvoir créer un monde différent sans changer le programme de notre pauvre tête ? Nos représentations sociales et notre vision du monde, notre relation à la nature et à notre propre nature, sont LES freins au changement nécessaire. Les sociologues de terrain ont bien repéré que l'argent, le temps, le manque d'infrastructures et d'information, etc., ne sont généralement que des stratégies mises en place pour réduire la dissonance (ainsi que la culpabilité) qui s'installe lorsque "oui j'ai conscience du problème" mais "non je n'agis pas" ... simplement parce que pour la majorité des gens, il est impossible d'agir (culturellement, socialement, psychologiquement, etc).
Bref, ces sujets me passionnent, et peuvent aussi intéresser ceux qui communiquent, déjà pour leurs propres projets d'intégrer le DD au sein de leurs équipes, ensuite parce que la communication peut aussi tenir compte de ces facteurs humains, non plus pour surfer dessus dans un but de manipulation marketing, mais pour donner l'envie d'agir, plus que l'envie de faire l'autruche.
Ce qui est bien, c'est qu'en aidant à prendre conscience de tous ces freins, on aide à passer à l'action mais aussi on calme les directeurs DD sur leur volonté de faire changer les choses, là, maintenant, tout de suite, immédiatement et que ça saute !
Donc, Nature Humaine, c'est d'abord sa Lettre (la numéro 2 sort fin septembre-début octobre), superbement maquettée par les équipes de Sidièse et ce sera ensuite de l'accompagnement (encore à définir) pour 2009.
Séverine Millet









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