C'est Valérie Martin de l'Ademe qui a inauguré ce premier rendez-vous de l'AACCen présentant l'étude humour et DD. L'objectif de cet événement : ouvrir les salons de l'AACC aux collaborateurs de nos agences heureux d'apprendre et de partager sur les enjeux du développement durable.
Cette première a réuni cinquante professionnels, nous préparons une prochaine édition le 13 mars (avec Maud Fontenoy) !
Cette websérie, c'est l'aventure de Marguerite Verdier, nommée Responsable DD de l'entreprise Planète Bureau, et qui va se donner à 1000 % pour mettre du vert dans l'entreprise, envers et contre tout, en vert et contre tous...
3 minutes pour faire passer des messages autour des enjeux du développement durable. Rires assurés !! Comme quoi, humour et DD peuvent faire bon ménage. Bravo à Planète Bureau.
Aux partenaires initiaux de la série, l’URSSAF, la Région Midi-Pyrénées, la Ville de Balma, Fagor Brandt ou Negoti Voyages, se sont adjoints de nouveaux sponsors tels l’Ademe, le groupe Afnor, l’Agence de l’eau Adour Garonne ou encore la Carsat Midi-Pyrénées, conseil technique pour l’épisode consacré au stress.
Ancienne directrice adjointe de l’ARPP(Autorité de régulation professionnelle de la publicité), puis des relations institutions et société de l’UDA(Union des annonceurs), Anne Chanon a commencé sa carrière comme directrice du Département sociétal et de l’Observatoire de la société française de la Cofremca (Sociovision). Dans le champ des sciences humaines appliquées au pilotage du changement comme dans celui de la responsabilité sociale de la communication, tout son parcours s’est à ce jour effectué à l’interface des entreprises et de la société.
Membre du collectif Adwiser, administrateur du Comité de la Charte(contrôle de l’appel à la générosité du public), Anne Chanon est également membre actif du groupe AFNOR sur la norme ISO 26000 appliquée aux métiers de la communication et donne régulièrement des cours sur le sujet de la responsabilité sociétale (SciencesPo, Celsa, Sorbonne, Euromed, Léonard de Vinci).
Dédié au dialogue sociétal, le cabinet Le Sens Communa vocation à accompagner les entreprises et organisations dans l’optimisation des relations avec leurs parties prenantes extérieures (associations-ONG, usagers, riverains, élus, institutions, experts, agences de notation extra-financières, etc.).
A base d’études, de conseils stratégiques ou d’ingénierie opérationnelle du dialogue, ses interventions peuvent s’envisager aussi bien dans un objectif de maîtrise des risques que dans une perspective de responsabilité sociale, ou dans une logique de création de valeur.
Anne apporte au marché un esprit d'analyse et un sens de la conciliation rares et précieux. Sans aucun doute, Le sens commun tracera sa voie !
L'association est créée et les premières activités opérationnelles démarrent début 2012 : veille, étude européenne sur les créatifs culturels et surtout, premier cycle de formation "Prospective et Développement Durable" de l'Institut baptisé Lab Session.
La Lab Session, c'est 15 journées réparties sur 7 mois qui réunissent 20 à 25 participants (décideurs de toutes les parties prenantes) et accompagnés par plus de 50 intervenants : une mise en perspective des enjeux et fondamentaux du DD, la mise en pratique d'ateliers de prospective stratégique, un décentrage de l'analyse par des clés innovantes de lecture du monde. Maïeutique moderne pour mieux s'approprier les mutations en cours.
La 1ère Lab Session se déroulera de mars à octobre 2012 et réunira 20 responsables de tous secteurs d'activité, de collectivités territoriales, de ministères, d'ONG, de syndicats... ouverts et bienveillants, intéressés par la prospective, l'innovation et le développement durable.
A faire connaître à ceux et celles qui souhaitent entamer un parcours de formation/sensibilisation de haut niveau et au coeur de nos enjeux professionnels. Je sais, et nous sommes nombreux, chez Adwiser, à connaître le sérieux du travail pédagogique mené par Mathieu Baudin au CHEDD. Nous souhaitons bon vent à cette belle initiative !
Si 98% des français déclarent connaître le commerce équitable, le panier moyen est de 3,30 euros par personne et par an (source : IPSOS). Interrogés sur les spécificités du commerce équitable, la majorité des consommateurs reconnaissent finalement ne pas les connaître.
Le 20 juin 2011, le Conseil Paritaire de la Publicité avait émis un avis relatif au commerce équitable demandant à l’ARPP de rédiger une recommandation adaptée. L’ARPP, a adopté ce mardi 20 décembre 2011, la "Recommandation intitulée Commerce équitable et autres formes de commerce alternatif" faisant suite à cet avis. Cette recommandation définit le commerce équitable alors qu'aucune disposition particulière réglementaire, liée à la communication, n’existait pour l'instant. La France sera le seul pays d'Europe à poser des règles déontologiques spécifiques, relatives au commerce équitable. Téléchargez l'avis ici.
La mauvaise nouvelle, c’est que la crise que nous traversons est peut-être plus grave que nous ne l’imaginons. Parce que derrière les dettes des États, derrière les hausses des taux de chômage, derrière les révoltes sociales pointe une critique profonde des dérives de la société de consommation.
Une critique qui prend trois formes essentielles : celle de notre rapport à l’environnement, qui remet en cause l’usage que nous faisons du monde comme d’une matière que nous avons exploitée au risque de la détruire ; celle du délitement du lien social, qui remet en cause l’idée selon laquelle la production de richesses matérielles suffirait à cimenter les structures sociales ; et, enfin, celle d’un mode de vie individuel et collectif fondé sur l’hyperconsommation, qui remet en cause notre relation aux objets.
Cette critique systémique de notre société et des excès d’une économie de la matérialité — c’est-à-dire d’un matérialisme qui donne le primat à la production, la distribution et l’acquisition d’objets sans autre fin que celle de l’accumulation — paraît d’autant plus pertinente que notre modèle économique ne remplit plus son rôle de moteur de la croissance. Ce qui conduit de nombreux observateurs à ne voir comme issue possible qu’une décroissance assumée et durable.
Mais ce serait sans compter sur la bonne nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que la radicalité de ces crises et de ces critiques a au moins une vertu : celle de bousculer les convictions, de stimuler l’imagination et d’inciter à l’action.
En obligeant les entreprises à explorer, en allant puiser dans leur culture, leurs marques, leurs savoir-faire, leurs talents, leurs systèmes d’organisation… — autrement dit, dans ce que l’on désigne comme leurs « actifs immatériels » —, de nouveaux modes de création de valeur pour continuer à se développer, la crise que nous vivons est en train d’accélérer une mutation dont les prémices remontent à plus de dix ans mais dont finalement peu d’acteurs ont déjà pris la mesure : celle du déplacement de la valeur et de l’avènement de l’économie de l’immatériel.
Entendons-nous bien : il est évident que l’économie de l’immatériel ne met pas fin à la matérialité. Nous aurons toujours besoin de la matière et nous n’avons jamais été autant entourés d’objets (quand une famille de quatre personnes possédait en moyenne 150 à 200 objets dans les années 60, elle en possède aujourd’hui plus de 2 000). Mais ce qui caractérise ces objets, c’est la baisse relative de leur valeur matérielle et fonctionnelle au profit de leur valeur immatérielle et symbolique. Et ce qui caractérise notre économie, c’est l’importance croissante prise par tout ce qui n’est pas lié à la matière et à la production proprement dite. »
C'est Laurent Habib, PDG de l’agence Euro RSCG C&O et Directeur Général de Havas en France, l'icône du publicitaire honni par les anti-pubs tant sa défense de ses grands comptes (EDF ou Areva) l'a mis aux première lignes ...
Ne sommes nous pas à un tournant dans le partage du diagnostic ?
Mais comment ne pas sembler suspect d'un immense talent d'analyse et de réthorique au service d'un système qui n'accouche d'aucune transformation ?
Bon, c'est vrai, ensuite, on attend les actes qui préciseront les propos mais c'est déjà assez significatif pour le citer. Alors ? Vous en pensez quoi ?
Joyeux Noël !
Gildas
PS / Téléchargement FORCE_IMMATERIEL_LAURENT_HABIB texte intégral de son intervention à l'occasion du Symposium international sur la mesure extra financière et financière des actifs immatériels organisé par l’Observatoire de l’immatériel et l’ESDES, qui s’est déroulé les 6 et 7 octobre dernier au Ministère de l'Économie et des Finances.
Quelles sont les principales tendances en matière de comportement des consommateurs français ? Dans le contexte actuel de tensions sur le pouvoir d'achat, comment les Français adaptent-ils leurs dépenses ? Labels, origine du pays, marque... Sous quelles conditions sont-ils prêts à payer plus cher ? Consommation responsable, citoyenne, "Made in France"... Quelle réalité et quel poids dans les modes de consommation ? Pour répondre à ces questions, CCM Benchmark a mené une enquête au cours du mois d'avril auprès de 1 526 français représentatifs de la population française. Cette étude récurrente de l'Observatoire des Nouvelles Tendances de Consommation de CCM Benchmark permet de dégager les tendances, orientations et inflexions en matière de consommation.Les résultats de cette rapport constituent un outil précieux pour mieux cerner les évolutions en cours en matière de consommation.
E-marketing.fr a développé le champ de l'étude en interrogeant le champ du marketing et de la communication responsable.
En voici les points clés :
Un sentiment de surconsommation limité
Pour Stéphane Loire, directeur des études et des événements de CCM Benchmark Group, qui a eu la gentillesse de répondre à notre sollicitation, « La première partie de l'étude montre que nous ne sommes pas dans la déconsommation. Le discours sur le désenchantement est loin d'être majoritaire. C'est la force du marketing: il suffit d'arpenter les allées d 'un hypermarché ou d 'un centre commercial pour comprendre ce qui nous pousse à acheter! » D'ailleurs, le sentiment de surconsommation reste globalement limité. Si 53 % des consommateurs estiment avoir été en situation de surconsommation, sur au moins un poste de dépenses en 2011, une très large majorité n'a pas l'impression d'être excessive. Les postes pour lesquelles l'impression de trop consommer est la plus forte sont l'alimentation, la téléphonie, l'énergie et l'eau. « Deux logiques peuvent s'opposer mais aussi se mélanger, note Stéphane Loire: la crise en Grande-Bretagne en est un exemple récent. En plus de la crise sociétale (avec des manifestations) on a vu un manifeste de consommation (avec le pillage des magasins). »
Les consommateurs scrutent les étiquettes
Plus de la moitié des Français confient être de plus en plus attentifs aux étiquettes et aux promotions (soit huit points de plus par rapport à 2009). Et pour faire baisser la facture, ils ont recours à de multiples tactiques (internet, nouveaux circuits de distribution, etc.). Bien que décidés à optimiser leurs dépenses pour maintenir leur pouvoir d'achat, ils ne se précipitent pas sur les produits les moins chers. La proportion de consommateurs privilégiant des produits de meilleure qualité est passée de 51 % en 2009 à 66 % en 2011. «Chez certains, la crise a entraîné une quête de sens », commente Stéphane Loire. Cette quête est illustrée dans la seconde partie de l'étude qui révèle que les consommateurs tiennent compte des conditions de production de ce qu'ils achètent. L'origine française est importante pour trois Français sur quatre. Les produits bio et éthiques ont aussi la cote.
Attention à la communication écologique (Cf. graphique). "De manière quasi unanime, les consommateurs considèrent que la publicité sur les qualités écologiques des produits doit être très contrôlée. La communication des marques sur leurs engagements écologiques doit être très rigoureuse pour être crédible. Pour l'heure, une large majorité de consommateurs interrogés trouvent qu'elle ne l'est pas. Pour toutes les catégories de produit. Ils la trouvent même plutôt excessive et trompeuse dans les cosmétiques et les fournisseurs d'énergie. Les constructeurs automobiles ou les fabricants de produits d'hygiène apparaissent un peu plus crédibles: les premiers ayant fait des efforts notables pour sortir du green washing, avec des discours parfois avant-gardistes sur la mobilité durable. La réputation éthique des marques est aussi importante: en cas de dérapage, les consommateurs sont une large majorité à envisager ou à pratiquer le boycott pur et simple des produits. Les marques doivent donc être très attentives à tous les signaux négatifs qui pourraient être émis sur leurs pratiques sociales et environnementales... Un vrai défi" (sic).
Consultante, bloggueuse sur la communication DD, Solange Hemery, raconte sur son blog son entretien de recrutement dans une agence de com (on n'a pas le nom - dommage !) à la recherche d'une consultante RSE.
La communication responsable, source de valeurs : voila le thème de la présentation que faisaient, vendredi dernier, l'UDA et Ethicity pour présenter le "point d'étape" de la charte d'engagements devant un public composé d'annonceurs et de professionnels de la communication et du développement durable.
Pour mémoire, les signataires sont : Accor, Auchan, AXA France, Bacardi-Martini, Bayer CropScience, Beiersdorf, Bel, Carglass, Carrefour, CNP Assurances, Coca-Cola France et Coca-Cola Entreprise, Danone Eaux, Danone Produits frais, Eco-Emballages, Expanscience, La Française des jeux, France Telecom Orange, Kellogg's, Kraft Foods, L'Oréal, Lesieur, Mars, Michelin, Nestlé, Orangina Schweppes, Pernod Ricard, Pfizer, PMU, Procter & Gamble, Proléa, PSA Peugeot Citroën, Rémy Cointreau, Renault, Sanofi, Sara Lee, SFR, SNCF, Total, 3 M, Unilever, Yves Rocher.
L'intérêt de la démarche est sans conteste son suivi dans le temps : les signataires de la Charte ont présenté une sélection de 819 de leurs actions les plus pertinentes au regard de leurs engagements. Ces actions ont été analysées par les équipes d'Ethicity qui témoignent d'une multiplication des outils d’appropriation des principes de communication responsable à destination des salariés : 43 % des signataires ont développé ou sont en train de développer des guides pratiques sur des sujets de communication responsable ; 31 % ont mis en place des outils d’autoévaluation, de e-learning ou des pages intranet sur la communication responsable ; 20 % systématisent la formation à la communication responsable pour les nouveaux arrivants. Autre fait marquant : un quart des entreprises disent impliquer ou vouloir (!) impliquer directement leurs prestataires. 54 % partagent (toujours dans leurs déclarations) leurs engagements de communication responsable avec leurs agences de communication et leurs autres prestataires (ou comptent le faire l'année prochaine), dont un peu plus de la moitié lors des briefs. Certains ont même développé des formations à la communication responsable pour leurs agences ou intègrent des critères (message/éco-conception des supports) dans leurs contrats.
Bon, soit cela nous fait sourire (1ere posture) et on imagine bien ce que devient l'intention proclamée dans la vraie vie... Soit on se réjouit (2eme posture) de cette accélération de la prise de conscience des enjeux parmi les plus gros annonceurs du marché ! (Je vous laisse juges!).
Deux ans après la publication des "Clés pour une communication responsable", l'UDA et Ethicity, toujours avec le soutien de l'ADEME, lancent un nouveau guide, "La communication responsable, source de valeurs". Dans le même format (40 pages) pour répondre à la question : "A quoi sert la communication responsable ?". La première partie est un "retour d'expériences" des signataires de la Charte sur l'utilisation des "Clés" et la mise en œuvre de leur démarche, avec un focus sur les freins rencontrés et des pistes pour les lever. La deuxième partie présente cinq fiches thématiques, qui analysent les apports des valeurs associées à la communication responsable ou induites par elle : l'utilité, la cohérence, le partage, l'innovation, la création de valeur et sa mesure.
De plus, une plateforme internet de partage des bonnes pratiques a été lancée en partenariat avec l'Ademe. On peut y trouver les meilleures pratiques détaillées, mais également les supports et les sources d'information qui permettent d'avancer sur le sujet.
Info intéressante (à vérifier) : il m'a semblé voir dans le public un bon nombre d'annonceurs non signataires visiblement intéressés par la démarche et en phase de valisation de leur envie d'y aller!
Quels impacts environnementaux pour un courrier électronique, une requête web ou une clé USB ?
L’opinion commune est de penser que l’utilisation de l’électronique ne pollue pas, qu’il vaut bien mieux surfer sur le web qu’imprimer un document, que le papier est un déchet, etc.
Une ONG allemande a même envoyé un logiciel à installer sur votre ordinateur pour empêcher l’impression de tout PDF…
Cette étude montre une fois de plus que les impacts environnementaux ne sont pas toujours là où on les attend et qu’il faut balayer quelques idées reçues.
De quoi parle-t-on ?
L’étude montre qu’en moyenne chaque collaborateur d’une entreprise reçoit 58 courriels par jour et en envoie 33. Sur 220 jours par an, cela représente 13,6 tonnes équivalent CO2, soit 13 allers et retours Paris NewYork. Rien que le fait de diminuer le nombre de destinataires peut avoir un impact réel.
Autre résultat dérangeant :
« - Pour un document de 4 pages, dont le temps de lecture est évalué à 3 - 4 minutes par page, il est préférable d’opter pour la lecture à l’écran, qui aura alors moins d’impact sur le potentiel de réchauffement climatique.
- Au-delà de 15 minutes environ consacrées à la lecture de ce document de 4 pages, il est préférable de l’imprimer en noir et blanc, recto/verso, 2 pages par face. »
Et bien sûr, l’impact du stockage des courriels et des autres données est très important, car l’énergie nécessaire au fonctionnement des serveurs devient considérable. L’enjeu est tel que les grands acteurs de la toile se gardent bien de donner leurs impacts. Difficile de dire ainsi à leurs communautés plutôt écolos que finalement rien n’est simple.
Alors web contre papier, papier contre web ? pas évident surtout quand on sait que le papier se recycle 5 fois !
Jeudi 8 Décembre à 9h30 Cinéma le Balzac 1, rue Balzac 75008 Paris
Présentation du rapport d'étape du projet collectif ecoprod à destination des productions cinématographiques et audiovisuelles
Les partenaires fondateurs d’Ecoprod (l'Ademe, Audiens, La Commission du film d'IDF, la Direccte IDF, France Télé et TF1) souhaitent sensibiliser et mobiliser les professionnels de la filière image aux enjeux du développement durable à travers l’élaboration et la mise à disposition d’un ensemble d’outils permettant de diminuer l’impact des productions sur l’environnement. Pour vous inscrire : idf-film@idf-film.com
l'APACOM nous reçoit mercredi pour une présentation de l'étude ADEME / ADWISER.
L’ADEME et Adwiser ont étudié « l’efficacité, l’acceptabilité et les limites du recours à l’humour dans les stratégies de communication sur le développement durable ». Partant du constat que la communication verte s’appuie de plus en plus sur l’humour afin de ré-intéresser les consommateurs, l’ADEME a testé quatre formes humoristiques : l’humour sympathique, caustique, satirique et absurde.
Les résultats de l' étude « L’humour au service du développement durable », enrichie par des avis d’experts, fera l'objet d'une présentation organisée par l'APACOM et l'ADEME : Mardi 29 novembre 2011 de 18h à 20h à la Maison Ecocitoyenne*
Avec : Jean-Louis Bergey, directeur régional ADEME Aquitaine Gildas Bonnel, membre du collectif ADWISER Karine Oudot, présidente APACOM Jean-Marc Gancille, membre de la commission APACOM Com'Avenir
Alessandro Benetton, a présenté hier dans le magasin du boulevard Haussmann la dernière campagne choc de la marque.
Vingt ans, après le scandale provoqué par l’affiche de Toscani (Kissing Nun 1991), les baisers langoureux de Barack Obama et Hu Jintao de Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu font se (re) tourner les têtes. Un baiser qui s’inspire du célèbre baiser de Brejnev et Honecker qui symbolisait l'union entre l'URSS et l'Allemagne de l'Est. Des images symboliques pour susciter une réflexion sur le dialogue et à la médiation.
Unhate se veut une campagne universelle qui appelle à l’action les citoyens du monde contre les manifestations et les causes de la haine. Elle est portée par la Fondation Unhate, créée par le Groupe Benetton.
Elle est relayée par toute une série d’initiatives et d’évènements (affiches collées sur les murs de lieux symboliques à Tel-Aviv, Rome et Milan.
Le site propose deux applications spéciales : Unhate kiss wall, qui choisit au hasard les images publiées sur le web par les gens et les unit dans un baiser fougueux (chaque instant un nouveau baiser). Et Unhate list, une liste (basée sur Twitter) des choses et des personnes qu'on ne hait pas, constamment actualisée par les visiteurs.
Repérée sur Influencia, nous avons tous réagi à ce spot venu d'ailleurs ! Le fabricant américain vient de lancer au Japon le Social 0.0 avec pour objectif la prise de conscience des Nippons sur le modèle de leur société. Une opération étrange mais révélatrice d’un ras le bol des publics divers et variés… Pour la sortie de son dernier bébé, baptisé Photon, Motorola Japon vient de lancer le Social 0.0. Cette opération, clairement inédite dans l'univers de la téléphonie mobile, se focalise sur la condition humaine actuelle dans la société tokyoïte hyper-connectée et débordée par un trop plein consumériste… La campagne découpée en 3 vidéos a pour personnage principal un certain Naohiro Ukawa of Dommune, qui fait penser au héros de «V for Vendetta». Il est entouré d’un panel plutôt csp+ qui partage ses angoisses et sa vision d’une société qui ne serait pas uniquement basée sur l’abondance... A voir absolument !
Isa KURATA
Vous avez vu ça ? À première vue, c'est assez gonflé…
Jean-Michel GODE
D’un côté j’aime bien la mise en perspective historique, le fait d’évoquer “la prospérité comme but tacite pour tous les Japonais”, cet ancrage dans le réel et qui prend de la hauteur dans le discours, l’évocation directe de Fukushima etc. En un mot cette capacité de la marque à prendre des risques, à sortir du marketing “classique”, du discours de désirabilité construit autour des produits et de la marque etc. Mais d’un autre côté, moins philosophique et plus marketing, je m’interroge sur la crédibilité d’une telle posture de la part d’une marque qui est quand même emblématique d’un marché de renouvellement dans sa version frénétique, la nouvelle version de tel ou tel smartphone venant remplacer la génération précédente à un rythme accéléré à grand coup de campagnes d’image et de promotion des ventes, de CRM... Alors, vraie prise de hauteur ou habillage marchand plus habile que la moyenne ? Le fait vraiment nouveau, c’est que je crois que plus personne n’est dupe.
Pierre SIQUIER
Hallucinant ! une société sous le choc utilisant les outils de la connectique moderne pour partager et réveiller sa conscience collective sur la sur-consommation. C'est à priori bien malin. les outils Motorola ne sont pas pointés du doigt puisqu'ils sont eux-mêmes outils de transformation ...
Gildas BONNEL
Cette publicité est magnifiquement bien filmée, on y croit, et nous donne envie "d'en être". Cependant je ne serais pas loin de penser que l'on est ici face à une publicité "greenwashing" de 2me génération : en effet, ici pas de produit avec de prétendues valeurs vertes exagérées, mais, beaucoup plus finement, une grande marque qui suggère que ses téléphones peuvent contribuer à rompre avec une société hyperconsommériste. Pourquoi pas ? … Motorola a quelques arguments sérieux à faire valoir à ce sujet, notamment la création du premier téléphone vert : le Motorola Moto w233, et un pourcentage élevé d'utilisation d'énergies vertes à son actif. La récente acquisition de la branche mobile et vidéo de Motorola par Google est aussi perçue par beaucoup comme positive sur le plan du développement durable, google étant reconnu pour ses actions sociales et environnementales. Cependant, ces initiatives réelles et engagées, et relativement peu courantes dans le monde de la high tech pèsent malgré tout peu au regard du constat suivant : TOUTES les marques téléphoniques ont un "business model" fondé sur l'obsolescence programmée et un marketing de la nouveauté agressif qui incite à renouveler le plus souvent possible son mobile ! Bref, vouloir rendre le monde moins de consumériste avec un mobile très peu "vert" et conçu pour vous donner envie d'en changer rapidement, est-ce bien raisonnable ?
Coca-Cola change de look sur le marché américain et canadien pour supporter, aux côtés du WWF, l’une de ses mascottes en voie d’extinction : l’ours polaire. Le projet baptisé «The Artic Home» a pour mission de récolter des fonds, pour non pas protéger, mais clairement sauvegarder l’environnement où vit l’ours polaire. Pour mener à bien cette opération colossale, Coca a prévu de transformer pas moins de 1.4 milliards de canettes ! Ce conditionnement éphémère sera dans les linéaires jusqu’à février 2012.
Les autres marques emblématiques du groupe Coca Cola arboreront quant à elles un bouchon blanc pour relayer la campagne. Les fans de Coca sont invités à faire des dons au WWF, via SMS et sur internet. L’objectif est de préserver une zone de plus d’1,2 million de kilomètres carrés constituant le coeur de l’habitat des ours polaires avec la collaboration des populations locales. Engagé à verser immédiatement 2 millions de dollars (1,4 million d’euros), Coca-Cola a annoncé qu’elle doublerait chaque don de consommateur, dans la limite d’un million de dollars (720 000 euros). Parallèlement, Coca-cola s’est engagé à optimiser sa consommation d’eau, à contrôler ses émissions carbones et à privilégier l’agriculture durable pour son approvisionnement.
Vous en pensez quoi ?
Isa Kurata et Gildas Bonnel (repéré sur l'excellent Influencia)
Le mouvement Colibris lance une grande campagne nationale avec Sidièse pour créer un large mouvement à l'occasion de la campagne présidentielle capable d’influencer les décisions publiques pour aller vers «une société véritablement écologique et humaine».
Le principe : chacun de nous peut être candidat au changement. Il n'y aura pas d'homme providentiel, le changement passe par la somme de nos engagements personnels.
«J’ai l’impression que la politique n’est plus en phase avec la réalité du monde, explique Pierre Rabhi. En revanche, la société civile constitue un potentiel énorme de changement.»
Alors : allez sur le site Touscandidats2012 Créez votre affiche de campagne, portez votre programme si vous le souhaitez, soutenez les candidats et diffusez le message autour de vous !
Déjà 16 000 candidats pour porter une même envie de transformation joyeuse des comportements.
Si vous pouvez nous aider à diffuser la campagne sur vos blogs, sites, comptes Facebook et twitter, faites le moi savoir (gbonnel@sidiese.com). BELLE ANNÉE 2012 ! Gildas Bonnel
Après avoir beaucoup travaillé, depuis sa création, contre le greenwashing et pour l’éco-conception de la communication, il nous a semblé urgent de changer de braquet !
Lutter contre le greenwashing, c’est bien, ne faire que ça, c’est se tromper d’époque. C’est se concentrer uniquement sur les 5% de publicités qui parlent d’environnement et se désintéresser des 95% restant.
Le cœur du sujet maintenant, c’est comment changer la consommation. Massivement, pas à la marge. Pas en s’occupant seulement des écolos-bobos qui veulent consommer du bio, mais en adressant l’ensemble de nos publics.
C'est un territoire de conquête et de développement. Une réinvention de nos métiers que nous soyons annonceurs ou en agences. Il s’agit de changer l’imaginaire de la consommation et de modifier nos pratiques : une paille !
Chez Adwiser, on ne prétend pas avoir de réponses toutes faites mais contribuer à la réinvention de nos métiers. Pour y trouver du plaisir en étant du côté des gentils ;-)
Notre objectif n’est ni de condamner, ni de culpabiliser. Il est de dire « les gars, pensez-y 2 mn, acceptez de fonctionner différemment, il y a tellement d’intelligence, d’innovation et de création de valeur à la clef ». C'est le coeur de nos métiers.
Notre but sera atteint si tous les communicants s’en saisissent, s’ils nous prennent au mot, s’ils mettent certaines de nos pistes en application, s’ils nous en proposent d’autres.
Alors, faites nous connaître vos réactions, propositions, actions sur ce blog et sur Facebook.
Jacques-Emmanuel Saunier, ancien directeur de la communication d'AREVA, à l'origine du film film "l'épopée de l'énergie", vient d'être nommé directeur de la communication de Total.
Très controversé lors de sa sortie, ce film soutenait avec une exécution remarquable l'idéologie d'une société insouciante bénéficiant d'une énergie abondante et sans CO2. Le tout accompagné de la musique entêtante Funky Town…
Première réaction : Voilà qui nous promet de belles campagnes, pleines de bonheur et pleines d'avenir ! Ta ta ta ta taa taa … Ta ta ta ta ta !
Deuxième réaction : Oui, mais depuis tout a changé. Accident de Fukushima, retrait de Siemens du nucléaire, entrée du débat énergétique dans la présidentielle… Les choix énergétiques deviennent une vraie question de société.
À l'heure du rendez-vous énergétique de 2012, les grands énergéticiens nationaux ont-ils la capacité de transformer leur communication ?
Audi lance un film d’animation pour vanter les mérites de l’Audi A6. Le spot met en scène un oiseau connu pour sa légèreté, sa rapidité, sa souplesse, son agilité : le colibri.
Repéré sur le site de l'ARPP : L'EASA a publié son rapport statistiques 2010: statistiques et analyses sur le nombre de plaintes des publicités reçues dans les 26 pays européens membres de l'EASA
"Le Royaume Uni et l’Allemagne représentent 73% (38 918) de toutes les plaintes reçues en Europe, sachant que ces deux pays ont également les dépenses publicitaires les plus élevées d’Europe. Le motif de ces plaintes est en majorité la publicité de nature à induire en erreur. Cette thématique a engendrée à elle seule 20 805 plaintes, concernant environ 10 500 publicités. Les plaintes concernant la décence étaient en nombre absolu les plus importantes, mais concernaient un petit nombre de publicité : environ 3 500. En terme de secteur, les plaintes concernaient en 2010 en majorité les secteurs des communications électroniques, puis de l’alimentaire, des loisirs et du divertissement. Enfin, en termes de media, c’est la télévision qui a suscité le plus de plaintes en 2010".
Les premières réactions sur les blogs et Twitter soulignent à juste titre la fraicheur et l"humour des pubs, qui tranchnte radicalement avec les accroches promo-prix bas de la GMS ou les mises en scènes tristounettes et purement descriptives des autres distributeurs indépendants.
La campagne en cours réussit en effet le double challenge d'expliquer simplement les points forts de Biocoop (des produits 100% naturels, locaux, de saison sans OGM, et des producteurs partenaires), dans un discours séducteur destiné au plus grand nombre.
On peut cependant s'interroger sur l'utilisation appuyée des formes suggestives de fruits et végétaux recueillant des compliments masculins et, aussi, la pertinence d'un des 3 textes issus des spots radio : "Eh bien Madame poire, c'est toujours un régal de vous voir toute nue - C'est ma nature docteur…".
Un distributeur indépendant bio, pionnier de surcroit, ne devrait-il pas éviter la facilité en évitant les allusions sexuelles soi disant créatives au corps féminin ? L'agence de publicité OKO qui a réalisé la campagne, au demeurant compétente, n'est cependant pas une agence experte en communication responsable. Ceci expliquant peut-être cela… En attendant, les premières réactions et plaintes anti-sexistes se manifestent sur Twitter et la toile
Pourtant, d'autres voies de communication plus emphatiques et qui visent, elles, le "haut de la ceinture", existent : le distributeur américain bio Whole Foods a, par exemple, créé toute une série de petits flims-réalités montrant sur le terrain les engagements concrets de ses producteurs et des ses clients
Ne boudons cependant pas notre plaisir… et nos achats : Biocoop qui à su dépoussiérer l'image de la distribution bio et sortir du seul discours prix, reste, à ce jour, un distributeur aux forts engagements environnementaux et sociaux.
Pour la huitième édition de leur étude « Publicité et société », l'agence Australie et l'institut TNS Sofres ont interrogé 1.006 personnes de plus de 15 ans, afin d'analyser simultanément l'image des marques et celle des politiques. Le constat est troublant : les Français n'ont plus confiance dans leurs « émetteurs de communication », qu'il s'agisse de grandes marques ou d'hommes politiques. Désormais, 37 % des Français n'hésitent plus à se dire « publiphobes », contre à peine 13 % de « publiphiles ». Ils étaient respectivement 25 % et 20 % en 2004. Comment en est-on arrivé là ?
Quelle accroche étrange ! Et pourtant … Tout converge aujourd’hui pour que les professionnels de la communication se mobilisent pour des pratiques plus responsables. Adoptée à Mexico en juin, la 9ème version du code de la Chambre de Commerce Internationale (ICC) sur les pratiques de publicité et de communication commerciale est maintenant disponible en français. La première version date de 1937, celle-ci éclaire le code par de nouveaux apports : elle couvre tous les champs du mix media, dont le numérique et la pub ciblée, elle renforce les dispositions concernant la protection des enfants et des données personnelles, et enfin elle précise les conditions d’utilisation des allégations environnementales. A consulter sur le tout nouveau site www.codescentre.com, qui permet (en anglais) d’avoir accès aux codes et aux instances d’autorégulation pays par pays, partout dans le monde. Pour la France, on trouvera ainsi l’UDA et l’IAB ainsi bien sûr que l’ARPP, dont les règles trouvent leur source dans le code ICC.
Lors des Universités d'été de la communication pour le développement durable a été diffusé ce petit florilège des meilleures initiatives du secteur en 2010/2011.
Ou comment les différentes associations professionnelles (AACC, Ademe, Acidd, Communication et Entreprises, UDA, Syntec RP) oeuvrent ensemble sur la sensibilisation des publics et apportent outils et études pour modifier les pratiques et faire grandir la conscience.
Ce document ne remplace pas l'étude qui sera reprise l'an prochain pour analyser les attentes des annonceurs sur les sujets de la communication responsable.
La consommation soutenable est en quelque sorte le "haut de gamme " de la communication responsable en ce sens qu'elle sort du "toujours plus" consumériste - devenu un dogme - en incitant à d'autres modes de consommations plus relationnels et moins gaspilleurs de ressources : louer ou partager plutôt qu’acheter, circuits courts, régle des 4R (Réduire, Recycler, Réutiliser, Réparer), consommation collaborative, etc.
Le site de vente en ligne, Amazon avait su déjà, voici quelques années, anticiper un nouveau modèle économique en proposant directement des livres d'occasions. Depuis les initiatives "disruptrices" commencent à se multiplier :
dans le secteur de l'habillement, Ideo, une des marques pionnières de la mode éthique, propose désormais des vêtements non seulement éco-conçus et équitables mais qui durent, se réparent, s'échangent et se recyclent.
Aux États-Unis Patagonia, chantre du Sportwear écolo vient d'offrir désormais la possibilité aux internautes, dès la page d'accueil de leur site Internet, de vendre en ligne leur "vieux" vêtements de sports, ceci grâce à un partenariat aboutit et innovant avec eBay.
Saluons donc ces initiatives surtout dans un secteur réputé incitateur en achats compulsifs !
À l'heure de la remise en cause du" tout auto" et des déplacement doux, 2 spots récents proposent une nouvelle vision de l'automobile : celle de tromper le désœuvrement. Après avoir ramené dans un film précédent l'homme des bois à la civilisation, Mercedes persiste et signe dans la résistance automobile. Une destination de vacances extatique, c'est dans la voiture et pas ailleurs. Dommage pour Venise …
Beaucoup plus drôle, le film Fiat joue le downsizing. C'est pas encore la décroissance, mais au moins on réduit les impacts !
Une belle initiative de « recyclage créatif » pour sensibiliser les gens à la propreté des plages.. dans la digne lignée des campagnes de Surfrider : l’ affiche du film One Beach, réalisée à partir de 17 500 morceaux de détritus ramassés sur les plages de Californie du Sud
Cette affiche annonce une série de films produits par Barefoot Wine & Bubbly, fabricant de vin californien et Surfrider Foundation, en collaboration avec l'agence BBDO San Francisco.
À l'attention de tous les communicants mais aussi des non communicants convaincus des enjeux de la communication au regard des enjeux du développement durable, l'ARREP (Association des communicants du Nord Pas de Calais) et le Cerdd proposent ce 29 septembre l'événement IN VIVO, un parcours d'initiation interactif, impliquant et ludique pour s'initier à ces enjeux... Certains le savent peut être déjà, mais cet événement, avec la publication d'un guide réalisé par des communicants pour les communicants, constitue la fin d'un travail de deux ans entre le Cerdd et l'ARREP, ainsi que d'un cycle d'ateliers auxquels ont participé une vingtaine de communicants. Rendez-vous le 29 septembre à 18h à la Gare Saint Sauveur à Lille ! Évènement gratuit sur inscription. Le guide sera remis sur place avant d'être mis en ligne sur les sites de l'ARREP et du Cerdd. Plus d'infos sur le site de l'arrep : www.arrep.com
Le thème de la communication, s’il ne faisait pas l’objet d’ateliers dédiés, a traversé les différents débats du forum qui s’est tenu le week end dernier à l’institut Karma Ling en Savoie, sous le patronage d’Edgar Morin et de Pierre Rabhi.
2 jours étonnants, dans ce lieu unique, riches en rencontres et échanges sur « les limites du modèle économique » et « le changement de civilisation » entre de nombreuses personnalités : philosophes, religieux, sociologues, économistes, consultants, représentant de la société civile, entrepreneurs de sensibilité humaniste.
Il a été question : - De communication intérieure, parce qu’une bonne connaissance de soi est gage de lucidité - de communication interpersonnelle : pour une meilleure écoute de l’autre et plus globalement du monde du vivant. - de nouveaux modes de communication au service de la démocratie participative et de la bonne gouvernance (saviez vous que les monnaies complémentaires sont un excellent moyen de communication ?) - et aussi du rôle des communicants au sein d’une société de « surconsommation » et d’une nouvelle interaction entre l’économique, le social et l’environnemental
Un grand souffle d’air pur, au sens propre comme au figuré, pour jeter des passerelles entre le temporel et le spirituel…
Depuis 2006, le nombre de messages environnementaux n’a cessé de croître dans l’univers publicitaire : il a plus que quintuplé en 3 ans. Le respect de l’environnement est notamment devenu un argument porteur pour les ventes et les annonceurs sont de plus en plus nombreux à y recourir tant dans leurs communications produits que corporate.
Ces publicités qui « parlent » d’environnement, que ce soit à des fins commerciales ou d’intérêt général, revêtent des différentes formes : des campagnes chocs pour stimuler une prise de conscience et inciter à agir ou à consommer différemment, des campagnes jouant la carte de l’émotion, des campagnes au ton grave …
L’ADEME, très impliquée dans la promotion d’une communication responsable, a réalisé cette étude, en partenariat avec Adwiser, pour nourrir le débat de l’efficacité, des limites voire des dangers du traitement humoristique du sujet environnemental en publicité.
Cette étude réalisée par le cabinet Kantar Media est à prendre comme un éclairage. Son périmètre ne permet pas d'en tirer des conclusions statistiques, loin de là, mais d'attirer, nous l'espérons, l'attention des professionnels sur leur responsabilité à doser leurs messages et leurs stratégies au regard de sensibilités toujours plus vigilantes et sensibles.
Anne Chanon, Valérie Martin, Loïc Fel et Gildas Bonnel
On a dit, à raison, à la publicité, que dans la mesure où elle représente des objets vus par des millions de personnes, son niveau d’influence entrainait un niveau de responsabilité important, pour reprendre ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler le « théorème de Spiderman » !
La publicité a entamé des efforts significatifs depuis le Grenelle Environnement, a réformé ses codes de déontologies et ses instances régulatrices au sein des quelles les ONG sont aujourd’hui partie-prenantes. Les modifications des règles d’usage des arguments environnement et développement durable ont été même portés jusque dans le Code National de la Consommation. Ce travail d’autorégulation continue et doit maintenant continuer à changer au fil des évolutions du corps social d’une part et de celles des connaissances d’autre part.
Dans ce grand mouvement déontologique il me semble pourtant qu’on a oublié un acteur tout aussi puissant, visible et essentiel pour la mise en œuvre des principes de la stratégie nationale de développement durable et l’application de la règle selon laquelle il ne faut pas induire le public en erreur : le bulletin météo !
Il y a deux choses qui me gênent dans les expressions utilisées par les présentateurs ou journalistes météo.
1. le langage courant induit en erreur
Je sais combien il serait difficile de modifier l’usage du langage courant, mais quand même, l’expression « le beau temps » sous entend que la pluie c’est le « moche temps », qu’on dit pourtant « mauvais temps » sous entendant tendant que le « beau temps » est le « bon temps » apporte confusion entre esthétique et éthique et tout au moins introduit une hiérarchisation de valeur qui promeut le soleil contre la pluie. Pourtant la réalité écologique est qu’une alternance efficace et régulière est le seul « bon temps » à promouvoir.
Plus facile à modifier, la façon de valoriser par des marqueurs énonciatifs d’appréciation accompagnés de gestes et de sourire pour les « températures estivales », ou « grand soleil » vs « ciel triste » ou « grisaille » serait à challenger.
2. l’instillation du doute permanent
Plus grave que la tyrannie de la valorisation du temps ensoleillé, les bulletins météo on instauré en véritable sport international l’idée que les événements climatiques annoncés ponctuellement (canicule, tempête, ouragan…) ne sont pas une preuve de changement climatique. A force de chercher la « neutralité » scientifique et souligner ce point au lieu de tout simplement ne pas évoquer le sujet on frise le négationnisme climatique !
Tout simplement parce que le travers de fond de la discipline dans les média est la tendance à la généralisation. En même temps que les présentateurs et articles cherchent à ne pas prendre part ou de ne pas donner l’impression d’apporter des preuves à la « théorie » du changement climatique, ils n’ont de cesse de faire des comparaisons tout aussi illégitimes en rapportant toujours les prévisions aux moyennes saisonnières. Par définition la comparaison d’une seule journée à une moyenne, surtout en météorologie soumise à une grande variabilité, n’a pas grand sens !
Alors amis du CSA et de la presse écrite, ou bien Météo France et fédérations inconnues, il serait temps de se mettre en bon ordre comme tout le monde et veiller à mesurer ses propos à l’aune de leur impact potentiel.
Nos petits camarades du PESI (c'est le nom de code des Publicitaires éco-socio innovants) franchissent le Rubicon en remplaçant le collectif par une structure d'association.Vous pouvez retrouver leur nouveau site web ici.
Un agriculteur bio, dans la région d'Agen, a lancé sur ses propres deniers, une campagne d'affichage publicitaire «anti-pub» pour dénoncer les excès de la publicité et de la société de consommation.
«J'essaie de dénoncer les excès de la publicité comme fer de lance de la société de consommation», explique Pierre Küng, 56 ans, agriculteur biologique dans les environs d'Agen, qui se dit «sympathisant» des associations anti-pubs, mais revendique pour cette campagne une démarche «citoyenne» et «personnelle» avouant se faire un vrai plaisir en voyant ses affiches cotoyer les grandes campagnes nationales.
Que pense l'affichiste de cette initiative ?
Le magazine Sud-Ouest a mené l'enquête : "Les 4x3 sont collés sur le réseau d'Affisud. La conception graphique a été confiée à Com Sud. Qui s'en est chargé bénévolement. « J'apprécie de pouvoir se concentrer sur un projet qui sort de l'ordinaire », observe Jean-Pierre Dubouil. « Quand Pierre est venu me voir pour m'embarquer dans son affaire, je n'ai pas hésité. »
Quand on lui fait remarquer que la contribution d'un professionnel de la communication dans une campagne pour la dénoncer pourrait relever de la schizophrénie, Jean-Pierre Dubouil est moins catégorique. Il voit ce travail comme un exercice de style utile « pour critiquer le caractère excessif de la consommation. On va trop loin. Tout le monde le ressent. Tout le monde a le sentiment de se faire bourrer le crâne. Là, on avait l'opportunité de participer à un élan, à une dynamique, à balancer un coup de pied dans la fourmilière... » (lire les arguments de l'agence sur son blog ici).
Gildas Bonnel (sur une pige toujours vigilante d'Anne Chanon)
Tiens, puisqu'on parle d'humour au service de l'écologie ...
"Apprendre les gestes qui sauvent, c’est vital … " Vous réagissez comment devant ce court métrage usant d' humour noir (signé de Marc Ory et Marion Ducamp) qui a obtenu le grand prix du jury du Be Green Festival 2011.
- mesurer comment l’humour est valorisé ou investi aujourd’hui au service du développement durable ? Avec quelles représentations, quels arguments, quelles offres, quels moyens et quelles conséquences possibles ?
- quelles sont les précautions à prendre lorsqu'on use de l'humour ? Comment optimiser son utilisation pour parler de développement durable dans une stratégie de communication ?
Cette étude s’est appuyée sur 4 volets :
- Une mise en contexte grâce aux études rédactionnelles et publicitaires thématiques déjà réalisées par Kantar Media Intelligence sur le développement durable entre 2008 et 2010.
- Une étude sémiologique détaillée des prises de parole sur le territoire d’expression de l’humour au service du développement durable en 2008-2010 en France complétée mais aussi en Europe et aux USA.
- L’exploration de la perception des consommateurs réalisée par des focus groups.
- Des insights d’experts confrontés à cette pratique de l’humour au cours des trois dernières années.
Pour ceux qui ne seront pas présents dans le Luberon, à la fin du mois d'août, l'Ademe et Adwiser présenteront les résultats sur Paris à la rentrée lors d'un événement dédié. Pour recevoir une invitation, envoyez moi un mail à gbonnel@sidiese.com.
Si l'intention est assez lisible : les français (à une grande majorité) souhaitent d'avantage de contrôle des associations de consommateurs. La question est posée de telle sorte que je m'étonne même qu'ils ne soient pas 100% à le désirer (Actuellement, en France, la publicité est régulée et encadrée par une instance regroupant les représentants de cette profession. Cette instance se réunit et décide pour chaque publicité si elle est loyale, véridique et saine en matière d’environnement pour les consommateurs. Pensez-vous qu'il faille donner plus de place dans ce système aux associations de consommateurs ? ...").
Pour le reste, il semble que l'évolution soit plutôt positive : l'argument environnemental dans la publicité est jugé comme justifié (pour 64 % des répondants), les informations sont utiles et témoignent d'innovation. La tendance est donc à une diminution de la défiance dans l'utilisation du discours vert ce qui doit être signe d'une évolution du secteur...
J'ai le plaisir de vous annoncer que Gildas prend ma suite à la présidence de la Commission DD de l'AACC. Il fallait un mordu enthousiaste pour prendre cette place quelquefois inconfortable ... Bon vent à lui ! A bientôt
Jeudi 23 juin 2011 - 20h30 – Hall Riviera. En Partenariat avec Adwiser et l'AACC, le Pure Picnic sur la terrasse de l'expo ACT Responsible face à la mer. C'était sans aucun doute "the place to be" !
Un évènement original et festif, organisé par ACT Responsible pour ses ACT’ive sponsors, partners leurs invités, sur la terrasse de The Expo face à la mer. Un pur moment de plaisir, pour se rencontrer, partager et échanger !
Cette année encore plus de 160 convives (agences, média, maison de production, annonceurs, associations professionnelles et représentants internationaux) ont ressentis et exprimés leur enthousiasme. L’authenticité a guidé ce moment de pur bonheur. Sans aucun doute, la famille ACT en a été stimulée…
On mesure, en se promenant en Belgique le chemin parcouru chez nous ...
Une chose me frappe : comment une même marque peut-elle suivre en France des principes de responsabilité dans sa communication et faire le contraire dans le pays voisin...
La dernière campagne d’affichage de Cadbury ( Kraft Foods) pour le chocolat Milk Bliss Bar fait parler d'elle en Angleterre. Son slogan « Dégage Naomi, il y a une nouvelle diva dans la ville » a fait bondir Naomi Campbell qui s’est dit extrêmement vexée d’être comparée à une tablette de chocolat et envisage des poursuites judiciaires pour racisme : « Je ne vois absolument pas l’humour qu’il y a là dedans. C’est insultant et blessant », a-t-elle confié au Daily Mail.
L’association Operation Black Vote soutient Naomi Campbell qui a demandé des excuses publiques.
De son côté, la marque a assuré de ne pas avoir voulu blesser le top model ou véhiculer un quelconque message raciste. La publicité a été immédiatement retirée et ne sera pas rediffusée.
Reprérée par Loïc, sur Slate.fr, cette polémique en Inde sur les publicités pour les déodorants masculins. Le ministère indien de l’Information et de l’Audiovisuel juge ces films offensants: «Ce sont des publicités dont le message cherche à titiller les instincts masculins libidineux», a-t-il estimé dans un communiqué, ajoutant qu’elles sont «indécentes, vulgaires et suggestives». Selon ce même ministère de l’Information, ces publicités seraient en outre contraires au code publicitaire indien selon lesquels les spots doivent être «esthétiques et de bon goût». Si le Conseil indien des normes publicitaires (ASCI) affirme avoir reçu beaucoup de plaintes relatives aux pubs de déodorant, il affirme que dans beaucoup de cas il n’y avait pas matière à interdiction.
Lu dans la Correspondance de la Publicité, Le MRAP obtient devant la justice que la société titulaire de la marque Banania fasse cesser la vente de produits portant le slogan "Y'a bon". Dans son arrêt, la cour a considéré que la société Nutrimaine "devra faire cesser conformément aux dispositions du protocole, sous quelque forme et quelque soit le moyen, la fabrication et la commercialisation de toute illustration sur laquelle apparaîtrait la mention "Y'a bon''''. Elle a prononcé une astreinte de 20 000 euros par jour par infraction constatée.
"On ne fait pas de marketing avec des expressions passéistes. A l'époque, en 1914, nous étions en pleine période colonialiste. En 2005 ou 2010, ça ne paraît plus possible de stigmatiser une couleur pour un produit", a déclaré à l'AFP Maître David MARTY, l'avocat de l'association. "On ne peut pas distiller aux enfants dès le biberon qu'un Noir, au visage grossier, dit "Y'a bon" et ne sait pas parler autre chose qu'un français simplifié", a-t-il ajouté.
Avouons que la situation est incongrue mais passionnante ! France Nature Environnement avait obtenu un feu vert de l'ARPP lors de la soumission de la campagne (six visuels). L'autorité de régulation avait considéré qu'il s'agissait d'une campagne de sensibilisation du grand public par une association reconnue d'utilité publique ce qui l'avait rendue bienveillante.
L'accroche "GROS MENTEUR" a été jugée comme une invective grave qui semble s'adresser aux professionnels de la filière alors que FNE s'en défend en expliquant qu'elle visait l'état (défaillant à ses yeux puisque ne donnant pas aux consommateurs l'information attendue sur les OGM).
Gildas Bonnel
Les autres visuels de la campagne (les plaignants - Atout France et la région Bretagne - avaient été déboutés par le JDP pour le visuel sur l'algue verte...)
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