2010 / 02 / 09

Adwiser à TedX Paris !

Le 30 janvier, c'était TEDx Paris à l'Espace Cardin (700 personnes dont moi!), diffusé sur France 24 et Libé.fr. AdWiser y était !

Rien de moins que Gildas Bonnel en orateur de choix parmi le gotha intellectuel scientifique et connecté…ouais !!!

D’autant que côté développement durable, c’était un peu le seul à parler du sujet… !
TED, icône américaine de l’ouverture d’esprit des geeks, c’est un concept de conférences pour mauvais élèves : impossible de décrocher ! 19 interventions de 12 minutes : on reste sans bouger pendant 5 heures et on n'a pas compris comment c’était possible !  TED c’est intelligent, drôle, touchant, décloisonnant, instructif.

Gildas avait une telle concurrence qui fait que même si je l’aime beaucoup et que j’ai tendance à exagérer, je ne saurais dire que son speech chaleureux ait pu surpasser celui d’un Miguel Benasayag, 4321015681_5a5f75c5cb_b 4321685270_5c3d9a529b_b
auteur psychanalyste argentin vraiment caliente capable d'ébouillanter une foule sur l’explication de lien entre « légal » et « légitime »,  ni que son beau physique romantique et chic ait pu rivaliser avec celui de Christophe Galfard, le spécialiste des trous noirs racontés façon pub Nespresso et yeux verts n'ayant pas encore trouvé l'âme soeur (toutes les filles bac -12 ont compris), ni que son humour pourtant affuté ait pu decoter Vinvin  qui a tout simplement fait hurler de rire la salle avec des phrases comme « J’suis vraiment qu’une merde » (pas drôle du tout hors contexte on est d’accord)  

4321783054_fbd62f141d_b

4321479090_307eec4ed8_b

Mais ! Gildas a largement performé comme on dit ! En parlant du développement durable de façon humble, concrète, positive, et se caricaturant lui-même, en parlant de perceuse électrique avec ses grands yeux ronds, de shopping a New-York façon deuil national, il a su créer un intérêt, du rire et un questionnement intime dans la salle, il a fait avancer la nécessaire remise en question, personnelle  rattachée à nos enjeux climatiques. Il a fait un super boulot !

Retrouver la conférence TedX ici !

Alice Audouin
2010 / 02 / 08

Quand Audi fait de la pub green !

Je vous laisse apprécier ...

Gildas

2010 / 01 / 21

Fuck the Planet !!!

Pour leur 5ème édition, les Masters de la Création invitaient, cette année, les créatifs des agences à s'exprimer de manière innovante sur la thématique du développement durable.

Cet événement de Recherche et Développement en communication boîte aux lettres (marketing direct) est organisé par La Poste en partenariat avec l'AACC, l'UDA et le Cristal Festival de Crans Montana en Suisse.

Nous avons été sollicités, Agnès Rambaud, Philippe Osset et moi-même pour apporter dans le jury notre expertise DD / communication responsable !

Les agences ont proposé des projets très avancés jouant des notions de réutilisation/recyclage, de papiers recyclés, de cotons bio etc ... On sentait tout à la fois l'application et l'envie de bien faire dans la grande majorité des dossiers.

Les trois prix (or, argent et bronze) décernés sont à découvrir ici.

Laureats2009_or2

Le premier prix a été à décerné à cette belle campagne de sensibilisation sur la pollution des chewing-gums et son coût environnemental et financier : une belle enveloppe, couleur Malabar et une insupportable difficulté à l'ouvrir ... à cause d'un chewing-gum écrasé à l'intérieur de l'enveloppe.

Simple, efficace, innovant !

(« Résoudre le problème des chewing-gums », pour la Mairie de Paris, Proximity BBDO).

Mais le plus inattendu fût le prix (surprise!) décerné à un mailing à l'accroche subversive (FUCK THE PLANET) contenant dans une pochette plastique transparente 300 ou 400 grammes de terreau dans lequel flottait un préservatif déroulé (comprenez utilisé), accompagné d'un discours sur le bénéfice d'une nouvelle gamme de capotes biodégradables ...

Board_RFSU préservatif

La démonstration passant par l'innovation technologique, le mailing propose au destinataire de tremper son sac de terreau tous les jours pendant un mois afin de constater par lui-même la disparition de ladite capote.

Importante subtilité dans la création : un sticker une fois enlevé dévoile le mot manquant de l'accroche ("for") révélant la réelle accroche : FUCK FOR THE PLANET ! (cqfd).

Le débat a été rude ! Entre notre position de rejet (poids dément du mailing, provocation gratuite, non prise en considération de la sensibilité des publics sur le sujet ...) et la posture des publicitaires défendant l'aspérité créative, l'efficacité marketing, l'excellente mémorisation ... Nous étions en plein TP de notre sujet et en pleine démonstration du choc culturel qui traverse notre secteur de la publicité.

P1000262

Nous avons bataillé pour sortir le projet du palmarès et obtenir un "Prix spécial du Jury" qui fasse connaître les divergences du jury, nourrisse le débat et défende notre position. Lors de la remise des prix à Crans Montana, nous sommes (courageusement !) montés sur scène, Agnès et moi, défendre notre position et interpeller les publicitaires présents sur l'importance de ne pas sombrer dans la caricature d'une profession dont on attend d'avantage sur les enjeux environnementaux que de faciles effets de manches ...

Gildas Bonnel


2010 / 01 / 16

Adwiser à Crans Montana

Images Du 8 au 13 décembre dernier se tenait le Festival de la Publicité à Crans Montana (anciennement Festival de Meribel). Rendez-vous important de la profession publicitaire, il réunit, chaque année, les principales agences de publicité, de marketing service, interactives, média, régies, annonceurs, producteurs, medias, société d'études, TV producers... venus de toute l'Europe.
Cette année encore le développement durable devait être une thématique phare avec une journée dédiée à la thématique (et sponsorisée par la SNCF) : "Publicité / marketing et développement durable" organisée avec le concours de des enjeux et des hommes.

Deux débats ont réuni une cinquantaine de participants (et pourtant il n'y avait pas de neige et il faisait très froid !!!) :

- Le développement durable, une thématique lassante ? Quels sont les ressorts de la communication sur le développement durable ? La culpabilisation est-elle la meilleure stratégie de communication ? L’accumulation de discours alarmistes ne risque-t-elle pas de lasser l’opinion ?

- Faut-il croire au consommateur vert ? L’apparente prise de conscience générale de l’importance des enjeux environnementaux modifie-t-elle les comportements de consommation durablement ou est-elle juste le fait d’une conjoncture morose ?

Les intervenants =

- Michael AIDAN, Vice-Président Marketing en charge des Eaux Minérales – Danone Eaux France
- Gildas BONNEL, Président – Sidièse
- Bernard EMSELLEM, Directeur Général délégué à la Communication et au Développement Durable – SNCF
- Benoît de LAURENS, Directeur Général – Lowe Strateus
- Rémy OUDGHIRI, Directeur du Département « Tendances et Prospectives » – Ipsos

Majeur-newsletter Par ailleurs, Agnès Rambaud est intervenue à l'un des Ateliers de la Performance Client aux côtés de Patrick Widloecher de la Poste sur le thème de : "L'entreprise face aux enjeux de la RSE, impacts et opportunités. La question de l'interne, entre sensibilisation, formation et animation. Implications et approches en matière de communication." qui réunissait une trentaine de personnes.

Bon, ce n'est pas un indicateur très fiable mais le sujet, malgré la très grande qualité des échanges et des réactions du public, n'attire pas les foules parmi nos petits camarades de la pub !

Ca va venir ....

De son côté, Isa Kurata et l'équipe d'Act Responsible présentait une partie de l'expo 2009. il semble que cela se soit bien passé et que l'accueil du public a été chaleureux.

Gildas Bonnel
2010 / 01 / 09

L'AACC, Médiapost, Unic et l'UDA participent à la création de l'association "Culture Papier" pour défendre le papier

Le papier reprend la main !

La Poste, les industriels du secteur mais aussi certains médias et annonceurs souhaitent redorer l'image du papier, qu'ils jugent injustement écornée et renforcent "Culture papier" une association dont l'objectif affiché est de sensibiliser l'opinion publique au rôle "économique, social et culturel" du papier et de l'imprimé, et d'en promouvoir un développement responsable. C'est Laurent de Gaule, ancien du CHEDD qui prend la présidence de l'association.

CultPapier_2-2d2fa Dix-sept membres fondateurs ont participé à la création de l'association dont L'AACC (Association des agences-conseil en communication), l'AFDPE (Association française des distributeurs de papier et  d'emballage), l'ATEP (Association des techniciens de l'édition et de la publicité), la CCFI (Compagnie des chefs de fabrication de l'imprimerie), le GFFPIE (Groupement français des fabricants de papiers d'impression et d'écriture), et membre de la COPACEL, le GMI (Groupement des métiers de l'imprimerie), La Poste, Médiapost, le SIPG (Syndicat national des fournisseurs d'équipements pour industries papetières et graphiques), le SPMI (Syndicat de la presse magazine et d'information), l'UDA (Union des annonceurs) et l'UNIC (Union nationale de l'imprimerie et de la communication). 

Après des années de dématérialisation prônée par les responsables de l'Ademe (entre autres) et nous tous, adeptes d'une communication responsable, le débat sur l'impact environnemental entre papier et numérique semble (enfin!) s'organiser et les forces en présence prennent position...

Plus d'infos sur le site Actu-Environnement ici.

Gildas Bonnel

2010 / 01 / 08

Séminaire Ujjef - Communication et développement durable : l'ère du soupçon

 

 L'Ujjef orgaLogorvbnise le 21 janvier prochain un Atelier sur l'alliage entre communication et développement durable et pose la question d'un « mariage arrangé » pouvant apparaître comme suspect aux yeux des  citoyens consommateurs.

Les questions du débat sont nombreuses (entre autres) :
Pourquoi le discours de l’entreprise sur sa responsabilité est-il si souvent remis en cause ? Peut-on éviter opportunisme et faux semblants ?  Quels sont les nouveaux modes d’expression des stratégies de développement durable ? Les agences sont-elles « armées » pour conseiller leurs clients ? Peut-on parler de « communication responsable » ? Comment la définir ?

Pour apporter leurs pistes de réponses à ces questions se retrouveront aux côtés d’Hugues Carlier, directeur associé Des enjeux et des hommes, animateur du débat :

Nicole d’Almeida, Professeur des Universités, Université Paris Sorbonne Celsa
Gildas Bonnel, Président, Sidièse
Valérie Martin, Chef du service communication institutionnelle et information du public, Ademe
Elizabeth Pastore-Reiss, Fondatrice, Ethicity
Patrick Widloecher, Conseiller du Président et du Directeur Général pour le développement responsable et la déontologie, groupe La Poste

Infos et inscriptions en ligne ici

Gildas Bonnel
2010 / 01 / 04

Le portail éco-com de l'Ademe est en ligne !!

DownloadedFile L'ADEME vient d'ouvrir un portail sur tous les aspects liés à l'éco-communication :

- Stratégies et enjeux
- Un véritable engagement
- Eco-campagnes / éco-publicité
- Eco-éditions
- Eco-événements / éco-festivals
- Vous accompagner
- Bibliographie ...

Dans chaque rubrique : des actus, des exemples de bonnes pratiques, des documents à télécharger, des liens utiles...

Depuis le temps qu'on l'attendait ...

Gildas Bonnel

2009 / 12 / 10

Communication responsable … une profession en marche

A l'heure où, à Copenhague, les grands de ce monde essaient (peut-être) de s'entendre sur une feuille de route à la hauteur des enjeux écologiques, chacun de nous est en droit de de se demander quelle est sa contribution à l'effort collectif, non seulement dans sa vie personnelle mais également dans sa vie professionnelle. Au fond, au-delà de la question du sens et de l'urgence, se pose pour chacun une question de contemporanéité : ai-je réellement pris dans ma vie personnelle et professionnelle le virage du 21e siècle ou bien, à quelques outils technologiques et quelques stress économiques près, suis-je encore de plain-pied dans la société du 20 ème ?
Cette question, tous les professionnels du secteur publicitaire doivent ou ont dû se la poser, sauf à être particulièrement hermétiques à leur époque, ce qui est a priori incompatible avec le métier… Et, à ceux qui étaient un peu "dur d'oreille", les coups de boutoirs de la société civile et du Grenelle ont nécessairement dû signaler qu'il se passait quelque chose d'inhabituel.
La preuve qu'ils se la sont posée, cette question, c'est qu'ils se sont mis en marche. Alors, certes, il en est encore qui traînent les pieds, qui persistent à pratiquer la publicité "à la papa", à râler contre les exigences de l'ARPP, à s'indigner des critiques des écologistes, à faire du bon gros greenwashing … mais le gros des troupes est en mouvement. Le taux de greenwashing a été divisé par deux en deux ans, tombant à 3% de la publicité diffusée. C'est encore 3% de trop, mais tout de même, il y a du mieux.
La grande vraie bonne nouvelle, c'est que tous les professionnels qui veulent se mettre sérieusement à la communication éco-responsable disposent maintenant d'une batterie d'outils opérationnels très pointus pour étayer leur approche. Sans les citer tous, retenons : les règles déontologiques de l'ARPP (comment maîtriser le contenu des messages), le guide "Clés pour une communication responsable" de l'UDA (précieux éclairage sur les process de travail), l'outil Adere pour un autodiagnostic environnemental des opérations événementielles… sans oublier, bien sûr, l'ouvrage collectif didactique publié par Adwiser sur la communication responsable (Editions Eyrolles). Et d'autres sont dans les tuyaux, près à sortir en 2010.

Autrement dit, ceux qui aujourd'hui continuent à faire du greenwashing et de la publicité façon années 90 n'ont plus d'excuses : ils ont tout à portée de main. Et si la gravité des enjeux ne suffit pas à les convaincre, peut être qu'ils trouveront à matière à méditer dans un sondage récent (Quintess, nov.2009) qui fait apparaître que si 9 Français sur 10 sont intéressés à consommer plus responsable, 8 sur 10 ne font pas confiance aux discours environnementaux des entreprises. La faute à qui ?

Anne Chanon

2009 / 12 / 07

Crédit Agricole : où, l'on comprend que la route sera encore longue !

Image 2 Cette fois, c'est pierre Siquier qui s'y colle sur le blog de l'AACC :

Nous avons découvert avec incrédulité les derniers films internationaux du Crédit Agricole.

Dans une mise en scène très spectaculaire et d’ailleurs magnifiquement bien réalisée, nous découvrons un monde en pleine destruction (tous les poncifs y passent : les glaciers qui fondent, les pétroliers qui brûlent, les norias de camions qui roulent, etc… le syndrome du Titanic n’est pas loin). Puis tout d’un coup, par le miracle de la parole et du green banking, le monde se remet en place dans une vision idyllique particulièrement naïve, grâce à qui ? Au Crédit Agricole, qui annonce par la voix de Sean Connery : « Back to common sense, it is time for green banking ».

Deux déclinaisons suivent :

l’une sur le « private banking », vous savez, la gestion des grosses fortunes, et nous voyons le banquier et son client, sur la mer, vraisemblablement du côté de Singapour, signer sur….un énorme yacht …à moteur !
l’autre, sur le « retail », montre des linéaires gigantesques et uniformes, qui par la grâce de la carte du Crédit Agricole, redeviennent des échoppes de nos marchands de quatre saisons ! Incroyable mais vrai.
Alors, qu’est-il arrivé au Crédit Agricole ?

La profession publicitaire a développé beaucoup d’énergie pendant et après le Grenelle de l’environnement, pour que l’utilisation de l’argument écologique ne soit pas détournée vers du «greenwashing ». Il est navrant de constater qu’une grande institution comme le Crédit Agricole ne respecte pas l’esprit des recommandations de l’ARPP.

Ces recommandations simples portent notamment sur la véracité des actions, la proportionnalité des messages, leur clarté, leur loyauté, et le vocabulaire utilisé : « Dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (ex. : écologique, vert, éthique, responsable, préserver, équitable, durable, …), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que “contribue à” ».

Nous sommes donc loin du compte avec ce cher Sean !

Cette campagne va nous valoir, à nous les communicants qui nous battons depuis longtemps pour une régulation concertée de la publicité, des critiques sans fin, non seulement des ONG environnementales mais surtout des détracteurs du métier qui s’en donneront à cœur joie.

Le pire viendra surtout du grand public qui décode aujourd’hui tous les messages environnementaux avec beaucoup de lucidité.

Alors de grâce, Crédit Agricole :

« back to common sense, it is time for right advertising »

Pierre Siquier

2009 / 12 / 06

Les plus belles pubs d'Act pour Copenhague

Image L’industrie publicitaire est au premier rang pour traiter les facteurs concernant la responsabilité sociale et les limites de la « soutenabilité », et réalise des campagnes de communication sur l’environnement et les questions du développement durable.

Le rôle de la publicité est déterminant car c’est un accélérateur de la prise de conscience des consommateurs et citoyens qui sont les seuls véritables moteurs du changement. C’est dans cet esprit et dans le contexte international du sommet de Copenhague, que nous avons sélectionné les meilleures pubs pour la planète et conçu une expo virtuelle. Act Responsible propose a tous les acteurs du secteur qui le souhaitent de communiquer cette galerie sur leurs sites.

Bonne semaine !

Isa Kurata